Calculer la valeur de son entreprise

Phase de transmission, reprise et valorisation

Vous souhaitez savoir comment calculer la valeur de votre entreprise ?

Se poser la question de la valorisation de son entreprise peut intervenir à plusieurs moments de la vie de l’entreprise : augmentation de capital, levée de fonds, transformations juridique, décès prématuré du dirigeant… Lorsqu’il s’agit de la phase de transmission/reprise, la valorisation devient un élément clé du dossier, impactant directement la négociation, le montage financier et le bouclage bancaire.

Or l’expérience nous montre fréquemment un écart (parfois important) entre la vision du cédant, qui va tenter de vendre au prix le plus élevé, et la vision du repreneur ( a fortiori quand il s’agit d’une personne physique) qui va appliquer à son raisonnement des notions de « gestion de risques » et d’optique à moyen et long terme.

Bonne lecture !

Les questions à se poser

Pour le repreneur il y a au moment de la valorisation quelques bonnes questions à se poser.

  • Le diagnostic amont a-t-il été suffisant et exhaustif ?
  • Ai-je bien évalué les investissements à réaliser ?
  • Ai-je bien cerné l’intuitu personae du dirigeant actuel et l’impact de son départ sur l’équilibre de l’entreprise ?
  • Le Business Modèle et le domaine d’activité de la cible sont-ils dans une phase de consolidation, de déclin ou de croissance ?
  • Enfin, les éléments que je prends en compte pour la valorisation correspondent ils bien au secteur d’activité et à la situation de la cible…

Les pièges à éviter

Lors du travail de valorisation, il y a quelques pièges à éviter et quelques notions à intégrer. De façon non exhaustive citons en 5 :

  • La valorisation par un repreneur personne physique ou par une société en phase de croissance externe peut donner des résultats différents.
  • Lorsqu'on restitue une valorisation on obtient une fourchette … et non pas un montant à l’euro près.
  • On ne se limite pas à une méthode … mais in fine on choisit la méthode qui convient le mieux à l’entreprise et son secteur d’activité
  • La moyenne des méthodes n’a aucun sens économique et on voit malheureusement encore beaucoup trop d’évaluations basées sur une moyenne.
  • Enfin, la conjoncture influe sur les valorisations.

Sans entrer dans le détail des nombreuses méthodes de valorisation (toutes choses étant égales par ailleurs), il est possible d’avoir en tête des points de repère simples (vs simplistes, attention la frontière est ténue) avec 3 grandes familles de valorisation :

1 / la valeur par la rentabilité : il s’agit d’appliquer un multiple du résultat. Le calcul sera le suivant : (2,5 à 6 x EBE retraité) + Trésorerie – Dettes

2 / la valeur patrimoniale par laquelle on évalue l'entreprise comme la somme des ses actifs déduction faite de son endettement. Le calcul à opérer : Actifs Réels – dettes réelles + Goodwill (survaleur, écart entre l'actif figurant au bilan d'une entreprise et la valeur marchande de son capital matériel et immatériel). Cette méthode est privilégiée pour les entreprises disposant d’actifs immobilisés importants.

3 / la méthode dite des cash flow prévisionnels dans laquelle on détermine la valeur de l’entreprise par une actualisation des flux futurs. Cette méthode est principalement utilisée pour les startup, lors d'une levée de fonds ou en cas de changements profonds à venir.

À retenir

la valorisation est un exercice déterminant dans la concrétisation du dossier et même pour les années futures où le LBO va venir peser sur les résultats du NEWCO (holding de rachat). Pour un repreneur, la bonne valorisation, c’est celle qui permettra le remboursement d’une dette sénior en prenant un risque calculé, tout en gardant la possibilité de faire quelques investissements, et de gérer au mieux la volatilité du chiffre d’affaire.

Et comme le disait Henry Ford « Les deux choses les plus importantes n’apparaissent pas au bilan de l’entreprise : sa réputation et ses hommes »

Auteur

Jean-Louis PICOLLO
  • Jean-Louis PICOLLO
  • Chef d'entreprise RESOLVYS

De 1987 à 2001, Mr PICOLLO a travaillé au Crédit Universel (filiale BNP PARIBAS), notamment en tant que : Attaché de direction puis sous-directeur (de 1987 à 1991), en tant que Directeur de l'agende de NICE (de 1992 à 1994) puis Directeur de l'agence de Marseille de 1994 à 2001. De 2001 à 2006, c'est en tant que Directeur des Ventes et Membre du COMEX chez ABBEY NATIONAL que Mr PICOLLO y manage 12 agences en France. De 2007 à aujourd'hui, Mr PICOLLO est chef d'entreprise chez RESOLVYS, spécialiste indépendant de la transmission d'entreprises en région PACA.

Jean-Louis PICOLLO est aussi :

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